5 MINUTES A SOI : Trouver sa Respiration

On apprend un paquet de choses utiles à l’école, sur toutes sortes de plans. Mais (à mon humble avis) il manque à notre apprentissage quelques basiques – pourtant vitaux. En haut de la liste, je place : respirer.

Cet exercice tout simple et très efficace a pour but de réveiller la cage thoracique, afin d’ouvrir avec conscience l’espace dédié au souffle, et permet de calmer les nerfs, en recentrant l’attention :
Croisez les bras et attrapez vos aisselles, doigts vers les clavicules, pouces devant la poitrine. Et respirez dans vos mains. Vous pouvez augmenter la pression entre les mains, pour travailler en résistance.
Après quelques minutes, changez le croisement des mains.

La respiration est le seul mécanisme du corps qui peut à la fois être inconscient et conscient – on n’a pas besoin de réfléchir pour respirer, mais quand on y pense, on peut influencer le rythme, l’amplitude, la profondeur. Notre manière de respirer a un impact sur l’état général du corps, tant du point de vue physiologique (équilibre acido-basique, digestion) que psychique (accueil des émotions, relation intérieur-extérieur).

Au quotidien, une respiration optimale permet au corps d’accéder à ses ressources régénérantes, et peut donc accélérer un processus de guérison, quelque soit le plan sur lequel on cherche à (re)trouver l’équilibre. Bah y’a plus qu’à !

5 MINUTES A SOI : une Vraie Bonne Résolution, Mode d’Emploi

C’est bientôt la fin de l’année, moment propice aux bonnes résolutions – qu’on a un peu de mal à tenir après l’engouement des premiers temps, n’est-ce pas ?

La manière dont Swami Satyananda définit le sankalpa dans le Yoga Nidra (1) peut nous éviter de perdre du temps à lister tout plein de bonnes résolutions qu’on ne mettra jamais en place. Cela nous aide, au contraire, à clarifier notre désir, à concentrer notre élan, vers une direction personnelle constructive, ce qui s’appelle « sankalpa ».

chemin sable

La première étape est d’autoriser ce « sankalpa » à émerger à un moment propice au dialogue avec nous-même (au réveil, par exemple, ou après une séance de yoga) sous la forme d’une petite affirmation courte, simple.

Trois points sont importants pour définir cette phrase :

1. Il vaut mieux, évidemment, que cette résolution soit réalisable et sous votre responsabilité. « J’instaure la paix dans le monde » aura un impact moindre que « Je participe au mieux de mes possibilités à diffuser la paix autour de moi ». Selon le même principe, « Mon bébé fait ses nuits » ne fonctionnera pas aussi bien que « J’instaure un rythme optimal pour mon bébé », qui sera lui-même moins efficace que « Mon sommeil est restoratif quelque soit sa durée ».

2. Votre « sankalpa » doit exprimer un état présent en actualisation, et non un processus. C’est-à-dire que le point de vue à partir duquel vous exprimez votre résolution est le résultat en potentiel, et non le départ. Pour clarifier, « Je me réconcilie avec ma famille » est un processus. « Je suis réconcilié avec ma famille » est au passé. « Je suis en paix avec ma famille » est plus efficace, c’est un état au présent affirmatif, avec le potentiel d’être mis en place au fil du temps, quelques soient les variations que la vie apporte.

3. Il est également nécessaire que ce but soit positif, sans négation : plutôt que « Je ne fume plus », « Je suis libre de toute dépendance » laisse la place à l’exploration, d’une manière plus ouverte.

Au fil du temps, vous pourrez observer si votre « direction » s’affine, à l’écoute de votre boussole intérieure, vers quelque chose de plus long terme : à partir d’un initial « Je maintiens mon poids idéal », on arrive peut-être à « Je m’aime et m’apprécie inconditionnellement ». :-)

Et si vous avez envie d’échanger et de partager vos témoignages ou besoin de poser des questions pour vous aider à clarifier, envoyez-moi un email en cliquant ici !

(1) Le Yoga Nidra est une technique de relaxation et de visualisation guidée, apparentée au Training Autogène de Schulz, proche de la Sophrologie ou de l’Hypnose Ericksonienne, développée par un yogi indien, Swami Satyananda, dans les années 1940-50. Lors des protocoles, on profite de l’état de détente complète et de la connexion accrue à notre inconscient pour planter et cultiver le « sankalpa ».

5 MINUTES A SOI : la Salutation au Soleil

A la demande d’élèves, voici une version simple de la salutation au soleil. Un peu plus que 5 minutes, mais pas plus de 15, c’est le temps que je vous recommande d’y consacrer régulièrement. L’idéal est de pratiquer de manière suffisamment assidue pour développer une mémoire « cellulaire » des mouvements du corps, permettant d’atteindre un état méditatif dans l’activité extérieure – que la fluidité se découvre d’elle-même.

Une citation qui est pour moi source d’inspiration et m’encourage à conserver une discipline dans la pratique : « Il est admirable que personne ne puisse te chercher, si ce n’est celui qui t’aura d’abord trouvé. Tu veux donc être trouvé pour être cherché, cherché pour être trouvé. En vérité, tu peux être cherché et trouvé, mais non prévenu. » Bernard de Clairvaux (XIe s.) Plus près de nous, on retrouve la même idée chez Soulages – ou Klee, la paternité de la phrase n’est pas tout à fait claire : « C’est ce que je trouve qui m’apprend ce que je cherche. »

Om shanti ! suryanamaskar deboyoga

La pratique du yoga nécessite l’accompagnement en confiance d’un enseignant qualifié, qui vous ajustera dans les postures afin d’éviter toute blessure.

5 MINUTES A SOI : de quel oeil regardez-vous ?

Il y a quelques semaines, j’étais dans une phase de grande lecture, et j’ai observé que je fatiguais, mais d’un côté. J’ai alors découvert que nous avons tous tendance à regarder d’un oeil plus que de l’autre. Cela s’appelle la dominance oculaire. Ce phénomène, qui s’installe très jeune, est à l’origine des assymétries dans l’indice de vision, mais aussi dans les migraines ophtalmiques, souvent plus appuyées d’un côté.

Pour détendre les yeux, je proposais déjà ici une piste. Mais il peut aussi être intéressant de déterminer de quel oeil vous regardez le plus, pour tenter de rééquilibrer dans les moments où vous avez besoin du regard sur une longue durée – lecture, mais aussi travail devant un écran, cinéma, théâtre, etc.

Un exercice permettent d’établir cela :

Installez vous au calme, bien confortablement, et prévoyez quelques minutes de concentration sur une des deux images, ou les deux successivement, comme vous préférez.

En amenant votre attention sur les sensations derrière les globes oculaires, à l’intérieur de votre tête, vous pourrez peut-être, avec un peu de pratique, découvrir si vous êtes plutôt droit ou plutôt gauche – et tenter d’équilibrer, avec l’intention, les sensations des deux côtés, d’abord en utilisant le support des images, puis dans la vie quotidienne.

Le cube de Necker (1832)

La Danseuse

Ces images permettent aussi d’apprendre à ne pas toujours croire que ce que l’on voit, n’est-ce pas ?

5 MINUTES A SOI : Méditation Prénatale en Couple

La pile de livres que j’aimerais lire, aujourd’hui, demain, un jour, diminue parfois, pour mieux grandir aussitôt…

Dans cette pile, j’ai récemment tiré « Les Neuf Marches » de Daniel Meurois et Anne Givaudan. Ce récit a mis en mots plusieurs éléments que je pressentais sur l’arrivée d’un être au monde, et m’a ainsi proposé une belle lumière sur l’accompagnement que je propose.

Inspiré de cette lecture, cet exercice très simple applique la règle du petit pas : rien ne sert de courir, il faut partir à point. Un petit pas tous les jours nous emmène plus loin qu’une grosse course de temps en temps. Avec l’avantage d’éviter de s’essouffler.

Futurs parents, vous pouvez le pratiquer dès que vous savez que vous êtes « enceints ». Il s’agit de se réserver, une fois par jour et, dans la mesure du possible, tous les jours à la même heure, un moment – cinq minutes, dix minutes, peut-être un quart d’heure – pour être ensemble, dans l’accueil, en silence. Je le recommande en couple car, si la vie le permet, un enfant se porte mieux à deux.

Future maman, vous pourrez vous asseoir contre votre compagnon, confortablement, chacun ayant par exemple une main sur le ventre (nombril) l’autre sur la région du coeur (sternum/clavicules). Ou vous pourrez rester assis à côté ou en face l’un de l’autre.

Autorisez vos corps à se détendre. Vos oreilles entendent, n’écoutent plus. Vos yeux, s’ils sont ouverts, voient, ne regardent plus. Votre peau ne touche plus, elle sent. Laissez votre corps inspirer et expirer, en douceur, sans aucun effort. Et accueillez ce qui vient. Ce peut être rien, ou des sensations, ou des images, peut-être même des mots, des idées. Accueillez, tout simplement.

Au fil du temps, lorsque ce rendez-vous sera bien installé dans votre rythme, au même titre que se laver les dents, vous pourrez le prendre sans avoir besoin d’être ensemble physiquement. Et vous serez également en mesure de communiquer de manière plus libre avec votre enfant.

Certes, la mise en place de ce moment privilégié demande un peu de courage. On se sent parfois idiot : dans notre société, le silence peut être vécu comme gênant, bruyant. Mais la grossesse est une période privilégiée pour accepter que le monde n’est pas fait que d’objets mesurables et quantifiables. Qu’il existe des liens au-delà de la parole, au-delà des cinq sens.

Aussi : félicitations !

Plus d’informations sur l’accompagnement prénatal : cliquez ici.