YOGIC PHILO : Rien à Déclarer

Admets quelque chose.
Toutes les personnes que tu vois, tu leur dis
« aime-moi ».

Bien sûr que tu ne le dis pas tout haut :
Tu risquerais l’enfermement.

Pourtant, penses-y,
Comme la connexion t’aimante.

Alors pourquoi ne pas devenir la personne
Qui vit avec une pleine lune dans chaque œil
Qui dit toujours,

Dans les mots doux
de la lune,

Ce que les autres yeux du monde
Meurent
D’entendre ? »

― Hafez (poète mystique persan du XIVe s.)

Je pratique et j’enseigne le yoga parce qu’au-delà des écorces et des hoquets de la vie, il y a dans tous les êtres ce regard de lune.

lune illusion optique

Dans tous les êtres, une possibilité d’amour, de compassion, née de cet espace en soi où il est dit que l’univers entier réside. Là où le souffle est né, là où le souffle renaît, à chaque respiration. C’est un lieu infini, éternel, de paix, de joie, de présence. Et lorsque vous retrouvez, lorsque vous reprenez le chemin vers cet espace en vous, et que je me trouve dans cet espace en moi, alors il n’y a plus de séparation. Nous sommes un.

Voilà… Ca, c’est dit. ;-)

N.B. : le poème est ma traduction libre d’une traduction libre en anglais de ce poème. Il fait partie du « Focus of the Month » d’octobre 2013 de l’école de yoga Jivamukti.

5 MINUTES A SOI : Méditation Prénatale en Couple

La pile de livres que j’aimerais lire, aujourd’hui, demain, un jour, diminue parfois, pour mieux grandir aussitôt…

Dans cette pile, j’ai récemment tiré « Les Neuf Marches » de Daniel Meurois et Anne Givaudan. Ce récit a mis en mots plusieurs éléments que je pressentais sur l’arrivée d’un être au monde, et m’a ainsi proposé une belle lumière sur l’accompagnement que je propose.

Inspiré de cette lecture, cet exercice très simple applique la règle du petit pas : rien ne sert de courir, il faut partir à point. Un petit pas tous les jours nous emmène plus loin qu’une grosse course de temps en temps. Avec l’avantage d’éviter de s’essouffler.

Futurs parents, vous pouvez le pratiquer dès que vous savez que vous êtes « enceints ». Il s’agit de se réserver, une fois par jour et, dans la mesure du possible, tous les jours à la même heure, un moment – cinq minutes, dix minutes, peut-être un quart d’heure – pour être ensemble, dans l’accueil, en silence. Je le recommande en couple car, si la vie le permet, un enfant se porte mieux à deux.

Future maman, vous pourrez vous asseoir contre votre compagnon, confortablement, chacun ayant par exemple une main sur le ventre (nombril) l’autre sur la région du coeur (sternum/clavicules). Ou vous pourrez rester assis à côté ou en face l’un de l’autre.

Autorisez vos corps à se détendre. Vos oreilles entendent, n’écoutent plus. Vos yeux, s’ils sont ouverts, voient, ne regardent plus. Votre peau ne touche plus, elle sent. Laissez votre corps inspirer et expirer, en douceur, sans aucun effort. Et accueillez ce qui vient. Ce peut être rien, ou des sensations, ou des images, peut-être même des mots, des idées. Accueillez, tout simplement.

Au fil du temps, lorsque ce rendez-vous sera bien installé dans votre rythme, au même titre que se laver les dents, vous pourrez le prendre sans avoir besoin d’être ensemble physiquement. Et vous serez également en mesure de communiquer de manière plus libre avec votre enfant.

Certes, la mise en place de ce moment privilégié demande un peu de courage. On se sent parfois idiot : dans notre société, le silence peut être vécu comme gênant, bruyant. Mais la grossesse est une période privilégiée pour accepter que le monde n’est pas fait que d’objets mesurables et quantifiables. Qu’il existe des liens au-delà de la parole, au-delà des cinq sens.

Aussi : félicitations !

Plus d’informations sur l’accompagnement prénatal : cliquez ici.

5 MINUTES A SOI : Stress, Ventre et Mâchoires

Certes, le lien utilitaire est évident : mâchoires et ventre se retrouvent pour l’alimentation. Mais leur relation va plus loin, et rejoint notre fameuse théorie de l’holisme. La tension des unes influe sur la tension de l’autre – et c’est vrai pour la détente aussi !

La preuve par l’expérience :
– Contractez très fort vos mâchoires, serrez les dents. Voyez ce qui se passe au niveau des abdominaux. Relâchez.
– Amenez une main sur le ventre, juste en dessous du nombril.
– Amenez l’autre main sur le menton.
– En utilisant le poids de la main, détendez complètement le bas du visage, laissez la mâchoire inférieure devenir plus lourde, s’éloigner de la mâchoire supérieure, permettez à la bouche de s’entrouvrir. Observez ce qui se passe pour les abdos.
– Amenez votre concentration sur la main du ventre, pour détendre un peu plus : augmentez le mouvement naturel de la respiration ventrale en utilisant la main comme témoin.
– Prenez quelques grandes respirations, avec la conscience des mouvements du ventre (et de la main dessus) et la conscience des mâchoires qui se relâchent un peu plus à chaque expiration.

Si vous êtes prônes aux maux de ventre liés au stress, cet exercice est un excellent pansement et une encore meilleure prévention : plus vous pratiquez, plus vous prenez conscience du mécanisme avant que la douleur ne s’installe.

Om shanti,
Déborah