YOGIC PHILO : Question d’Optique

C’est un cadeau qui m’a offert la perle de sagesse aujourd’hui : on peut considérer le rosier comme une masse d’épines surmontée de fleurs, ou comme des fleurs précieuses protégées par des épines. Pas que l’une observation soit plus ou moins juste que l’autre, simplement plus adaptée selon les cas. N’est-ce pas ? ;-)

Quand une situation (ou une posture) se refuse à la maîtrise, on a toujours le choix.
Celui de se bloquer, de forcer, de foncer, de se frustrer, peut-être au risque de blesser notre corps, sans avoir pour autant rassasié notre esprit (notre ego, diraient certains).
Ou celui de prendre plaisir à chaque millimètre conquis, à son rythme intérieur, sur le chemin de la découverte, en appréciant peut-être la leçon que cette situation essaie de nous donner.

Et lorsqu’on y repense, un peu plus tard, en jetant un oeil en arrière, sur le chemin qu’on a parcouru, on peut choisir de s’émerveiller, tout simplement, qu’il y ait eu des fleurs.

Tout est donc question de point de vue. N’est-ce pas ?

YOGIC PHILO : de la Vibration

On a tous commencé par là, je crois, à nos premiers cours de yoga. L’appréhension du peace & love rétrograde, le moment où on a l’impression de basculer du côté obscur, le refus de cet appel au kitsch… Vous l’avez peut-être reconnu… J’ai nommé … le « ohm« .

C’est parfois intéressant de toucher du bout des orteils le lâcher-prise total, d’assumer d’être là pour soi, pour se faire du bien, pour tester ses limites, qu’elles soient imposées (souvent) ou réelles (parfois). Pratiquer le yoga, c’est choisir un endroit, un moment, pour s’autoriser à être, tout simplement, dans l’ici et le maintenant. Et cet endroit, délimité par le tapis, trouve son équivalent avec l’entrée et la sortie du cours, délimité dans le temps, par ce fameux « ohm ».

L’Omkara, car tel est son nom, est, au niveau basique, la syllabe la plus primaire que nous soyons capables d’exprimer : vibration des cordes vocables, bouche ouverte ou fermée. C’est le principe que j’aborde dans l’article sur le chant au quotidien. Mais il propose tellement plus qu’un simple échauffement de voix. Symbolique, alignement, énergie… Au plus profond, il est au son ce que la lumière blanche est à la couleur.

Donc je vous souhaite « om shanti » ou, traduit en Star Wars vs Blues Brothers, « que la Force soit avec vous, moi, eux, tout le monde ».

5 MINUTES A SOI : Stress, Ventre et Mâchoires

Certes, le lien utilitaire est évident : mâchoires et ventre se retrouvent pour l’alimentation. Mais leur relation va plus loin, et rejoint notre fameuse théorie de l’holisme. La tension des unes influe sur la tension de l’autre – et c’est vrai pour la détente aussi !

La preuve par l’expérience :
– Contractez très fort vos mâchoires, serrez les dents. Voyez ce qui se passe au niveau des abdominaux. Relâchez.
– Amenez une main sur le ventre, juste en dessous du nombril.
– Amenez l’autre main sur le menton.
– En utilisant le poids de la main, détendez complètement le bas du visage, laissez la mâchoire inférieure devenir plus lourde, s’éloigner de la mâchoire supérieure, permettez à la bouche de s’entrouvrir. Observez ce qui se passe pour les abdos.
– Amenez votre concentration sur la main du ventre, pour détendre un peu plus : augmentez le mouvement naturel de la respiration ventrale en utilisant la main comme témoin.
– Prenez quelques grandes respirations, avec la conscience des mouvements du ventre (et de la main dessus) et la conscience des mâchoires qui se relâchent un peu plus à chaque expiration.

Si vous êtes prônes aux maux de ventre liés au stress, cet exercice est un excellent pansement et une encore meilleure prévention : plus vous pratiquez, plus vous prenez conscience du mécanisme avant que la douleur ne s’installe.

Om shanti,
Déborah

YOGIC PHILOSOPHIE : le Tout et ses Parties

Le yoga est une discipline dite « holistique« , c’est-à-dire qu’elle considère l’être humain dans sa totalité. On retrouve ce concept dans la théorie moderne de la Gestalt, selon lequel le tout est plus que la somme de ses parties. C’est aussi ce principe qui donne son intensité au pointillisme.

Ainsi, contrairement aux visions utilitaristes de l’être humain, nous ne sommes pas uniquement doués d’intelligence (tête ou esprit), nous avons aussi une sensibilité créatrice (coeur ou âme) et un corps matériel relié à l’instinct (ventre). Si l’une de ces parties n’est pas respectée, les autres en souffrent aussi.

Nous sommes nous-mêmes parties d’un tout imbriqué dans un plus grand tout (famille, société, nation, planète, univers), qui nous influence et que nous influençons. Le même principe d’équilibre s’applique en théorie aussi ici.

Oui oui, c’est ici que le battement d’aile du papillon intervient, ce qui en sanskrit se dirait « karma« , ou loi de cause à effet – rien de plus. ;-)

Théorisé par écrit vers le IIe millénaire avant J.-C., le yoga comme système philosophique est fondé sur cette notion de microcosme – que l’on ne retrouve d’ailleurs pas qu’en Inde à l’époque, mais aussi, plus près de notre culture, en Grèce et en Egypte. L’être humain y est considéré tel un univers, emboîté dans un univers plus grand, une mise en abîme sans fin aussi bien vers le haut que vers le bas.

Là où ça devient intéressant, c’est que ce postulat des sagesses antiques, les grandes avancées scientifiques le prouvent aujourd’hui en plongeant dans l’infiniment petit et l’infiniment grand.