CHER YOGA : Le Lancement

Longue vie aux formules gagnantes.
« Le succès, c’est 99% de travail et 1% de talent », paraît-il.
Ou encore : « Practice, and all is coming », selon feu le grand yogi Pattabhi Jois.

Pourtant : quel est le sens d’une pratique orpheline de théorie ? Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ? Que cherchons-nous ? Que trouvons-nous ? A quoi ça sert ? Que pouvons-nous faire de plus, de mieux, d’autre ?
(Et si j’y ajoutais toutes les grandes questions existentielles depuis l’origine de la pensée humaine : D’où viens-je ? Où vais-je ? Qui suis-je ? Pourquoi ? Pourquoi ?)

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Cet article signe l’inauguration d’une nouvelle section du blog. Qui répond à toutes vos questions. Oui, toutes. Des plus terre-à-terre aux plus mystiques ! Je tenterai de mettre en lumière les réponses multiples et variées que le yoga, et les nombreux chercheurs spirituels qui nous ont précédés, peuvent proposer. Avec humilité, et des pincettes un peu décalées. Et surtout, sans recette miracle. Parce que le seul miracle, franchement, c’est que nous soyons encore ici  aujourd’hui avec la possibilité de trouver toujours un peu de place dans notre coeur.

Alors allez-y, ne soyez pas timide, envoyez-moi vos questions. Via les commentaires ci-dessous. Ou par email.  Ou par hibou. Toutes, oui oui, toutes. Quelles qu’elles soient, qu’elles aient un lien direct avec des pans de la pratique, posturale, intérieure, ou qu’elle porte sur son application (même éloignée) au quotidien.

J’attends de vous lire !

5 MINUTES A SOI : la Méditation

Souvent, je découvre dans la fiction des passages qui résonnent. Souvent, j’avoue, c’est plutôt dans les romans de science-fiction. Voici une méthode de méditation très accessible, issue des Thanatonautes de Bernard Werber (merci Yann) :

« Nous avions quitté, rassasiés, le restaurant thaïlandais de M. Lambert pour nous rendre dans notre penthouse où nous étions plus à l’aise pour parler. Je demandai à Stefania de nous montrer comment elle s’y prenait pour méditer.
Elle s’assit en tailleur, la colonne vertébrale bien droite. Ses yeux se fermèrent et, dix minutes durant, elle resta là, immobile, sans le moindre mouvement. Enfin elle rouvrit les paupières.
– Voilà ! s’esclaffa-t-elle. J’ai interrompu le flot tumultueux de mes pensées et je me suis laissée aspirer par une colonne de vide. Je n’ai plus eu qu’à me laisser porter pour décoller par la fenêtre.
– Qu’avez-vous ressenti ?
– Ca ne se définit pas, ça se ressent. C’est comme si vous me demandiez quel est le goût du sel. Je serais bien embarrassée de le décrire à quelqu’un qui ne connaîtrait que le sucré. Quels mots utiliser pour le définir ? Il faut goûter au sel pour savoir ce dont il s’agit. Il faut méditer pour apprendre la méditation.
La réponse était pour le moins vague.
– Mais pratiquement ? insistai-je.
– Vous m’avez vue faire. Adopter une position et m’y tenir. Me concentrer sur une image et rien d’autre. Vous pouvez commencer par vous entraîner en songeant seulement à la flamme d’une bougie. Elle valsera derrière vos paupières closes jusqu’à ce que vous souffliez dessus pour l’éteindre et partir. »

Facile, non ?

YOGIC PHILO : Question d’Optique

C’est un cadeau qui m’a offert la perle de sagesse aujourd’hui : on peut considérer le rosier comme une masse d’épines surmontée de fleurs, ou comme des fleurs précieuses protégées par des épines. Pas que l’une observation soit plus ou moins juste que l’autre, simplement plus adaptée selon les cas. N’est-ce pas ? ;-)

Quand une situation (ou une posture) se refuse à la maîtrise, on a toujours le choix.
Celui de se bloquer, de forcer, de foncer, de se frustrer, peut-être au risque de blesser notre corps, sans avoir pour autant rassasié notre esprit (notre ego, diraient certains).
Ou celui de prendre plaisir à chaque millimètre conquis, à son rythme intérieur, sur le chemin de la découverte, en appréciant peut-être la leçon que cette situation essaie de nous donner.

Et lorsqu’on y repense, un peu plus tard, en jetant un oeil en arrière, sur le chemin qu’on a parcouru, on peut choisir de s’émerveiller, tout simplement, qu’il y ait eu des fleurs.

Tout est donc question de point de vue. N’est-ce pas ?