ACTU: « Comme à l’ashram » – Paris, 22-24 septembre 2017

De passage à Paris, Rajon et moi vous proposons une retraite de yoga « comme à l’ashram », le week-end du 22-24 septembre, chez moi dans le Marais (M. Hotel de Ville ou Rambuteau).

Le programme inclut le rituel du riz et de l’eau, fondateur de la méditation de notre lignée, centrée sur la connaissance de Soi ; des repas (véganes bangladais) préparés par nos soins ; et bien sûr, des cours de yoga, suivant la séquence d’exercices établie par notre gourou au fil de plus de 40 ans de pratique – et peut-être nous entendrez-vous aussi chanter…


Programme prévisionnel :

vendredi 22 octobre :
à partir de 19h30
>> méditation du Soi avec les trois éléments: encens, riz et eau
>> repas et discussion

samedi 23 et dimanche 24 :
à partir de 8h30/9h
>> thé et goûter léger de fruits
>> méditation du Soi (1h)
>> pratique du yoga – asana, pranayama, bandha (2h-2h30)
>> pause courte
>> repas

>pause longue (activités possibles: lecture, sieste, sortie, …)

à partir de 16h30-17h
>> pratique du yoga (2h-2h30)
>> pause courte – thé
>> méditation (et chants) (1h-1h30)
>> repas et discussion

• Une expérience, même légère, de la philosophie du yoga, est demandée.
Les pratiques posturales seront adaptées aux possibilités de chacun.

• La participation est de 220€ par personne pour le programme complet (soit approx. 10h de pratique du yoga, 5 heures de méditation, et 5 repas).
Hors coût des matières premières pour la préparation des repas, les participations reviennent directement à l’ashram au Bangladesh.

• Les horaires seront finalisés selon le nombre de participants, au maximum 15 personnes. A partir de 8 inscrit.e.s, deux groupes seront constitués pour les séances de yoga et les repas du midi. Les journées se dérouleront de manière fluide. Quelques places seront disponibles pour participer en demi-journée en cas d’incompatibilité sérieuse d’agenda.

• Les repas seront à base de riz et de soupe de lentilles (dhal), accompagnés de légumes cuits légèrement épicés (non piquant) et d’une salade. Il vous sera demandé d’apporter vos couverts (i.e. tasse, verre, assiette), votre fruit préféré pour les deux matins, et votre tapis de yoga si vous en possédez un.

Si ce programme vous intéresse, merci de me faire signe (rapidement), afin que nous puissions confirmer et nous organiser.
Je suis aussi joignable au 06 67 63 00 71.

x’om,
Débo

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PETIT SAGE: les Courts-Circuits de la Spiritualité

Je pensais que ce blog entrerait en hibernation… Mais je ne résiste pas à la tentation de partager cet article (en anglais) : 10 comportements faussement spirituels

Dans les années 80, un psychothérapeute américain converti au bouddhisme a inventé l’expression « court-circuit spirituel »(« spiritual bypassing »). Elle désigne les voiles et les mensonges à soi-même vis-à-vis de certains aspects de la vie qui sont vus comme désagréables ou indésirables. A chacun d’entre nous donc de dépasser la vision bisounours du cheminement spirituel sur lequel on s’engage pour se divertir ou (se) fuir. 

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 De l’aveuglement dans l’obscurité à l’aveuglement dans la lumière, les borgnes savent dire la différence. Mais seuls ceux qui vivent peuvent se réveiller les deux yeux grands ouverts. Si le désir est là, y’a plus qu’à. 

ACTU / PETIT SAGE : les dés se jettent au rond-point.

La chiromancie vous dira que vous tenez votre vie dans le creu de votre main. Dans la ligne de vie dessinée dans ma paume, se trouve paraît-il la marque d’un choix radical. Le savoir est une chose. L’accepter en est une autre. Après avoir longtemps reculé devant l’obstacle et fait des tours de piste, je suis maintenant prête à m’engager totalement dans ce nouveau chapitre.

Je ne suis pour le moment pas en mesure de dispenser de cours de yoga. Le faire en personne sous nos latitudes relèverait de l’impossible; la bilocation n’est toujours pas d’actualité pour ce corps. Sur Skype, le réseau au Bangladesh est malheureusement trop instable pour assurer la qualité de présence qui nous importe.

Je vous remercie du fond du coeur de m’avoir suivie ces dernières années, par les cours, par le blog, ou autrement encore.

Je reste joignable, et espère d’ici quelques temps être en mesure d’accueillir les plus téméraires qui souhaiteraient passer du temps dans notre ashram. Lors de mes passages en France, dès cet été, je ne manquerai également pas de vous proposer des rendez-vous.

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Ce blog entre en hibernation le temps que matière suffisante soit trouvée pour le nourrir. Et d’ici à nos prochains échanges, je vous souhaite toujours plus d’espace intérieur.

x’om,
Débo

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PETIT SAGE : au Départ ou à l’Arrivée

Il est de ces voyages où l’on se sait partir plus chargée qu’on ne reviendra. Matériellement, c’est sûr – une valise (et des brouettes) de présents. Mais aussi, métaphoriquement : de certitudes cachées qu’il faudra accepter de briser lorsqu’elles se laisseront voir ; de questions qu’il faudra accepter d’abandonner sans réponse, lorsqu’elles reviendront se poser.

On dit que seul le changement est permanent. Qu’il n’y a de vérité que dans le doute. Que la lumière se fait visible dans l’ombre. Et qu’il faut donner pour recevoir.

Pour 2017, je nous souhaite toujours plus d’espace en nous, pour que la lumière passe. Qu’elle illumine les coeurs autour de nous, qu’à leur tour ils s’y réchauffent lorsqu’il fera froid, s’y éclairent lorsqu’il fera sombre, et y jouissent lorsque le jeu d’équilibriste s’évanouira.

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ACTU : Le Maintenant du Pourquoi et du Comment

Il est rare que je parle de moi, ou des choses qui me froissent. Parce qu’il n’y a pas grand chose à raconter, dans le premier cas ; et qu’il y en a peu, dans le second. Pourtant, depuis quelques temps, et plus intensément encore depuis ce retour de voyage, je me sens forcée de répondre à des questions auxquelles je pensais échapper, et de prendre des décisions devant lesquelles je reculais.

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Je ne me reconnais pas dans la manière dont le yoga est présenté aujourd’hui chez « nous ». Je vomis le discours miracle, je déteste l’appropriation sportive, je refuse le besoin de reconnaissance sociale dont témoignent nombres de mes confrères, et j’abhorre l’injonction médiatique au bonheur et son pan commercial. Le yoga n’est pas une gracieuse image de contorsion assaisonnée d’un lieu commun ; il dépasse de loin une licence exotique à entraîner son corps ; il ne se limite pas à une satisfaction temporaire due à une poussée d’adrénaline ou d’endorphine. Il se situe à l’opposé de l’ego boost. Nous disons avoir aboli la colonisation. Pourquoi continuons-nous à apporter cette touche gentillette d’excitation à notre vieille cuisine en allant encore et toujours voler les épices d’ailleurs ? Pourquoi ne pas, enfin, changer de recette ?

Pour moi, le yoga est un engagement envers soi-même de faire du tri, de créer de l’espace, dans nos croyances, dans nos actes quotidiens, dans nos relations. Il appelle à un long, patient, et courageux dépouillement. Il implique de développer une connaissance de plus en plus subtile de soi, jusqu’aux mouvements les plus indicibles. Il nécessite un désapprentissage. Il nous entraîne dans un retour vers cette « étincelle » qui nous a été portée depuis l’origine des temps, qui fait battre chaque coeur, qui lie notre matière, aussi raffinée soit-elle, à la totalité du créé – et nous invite à nous y installer durablement.

Seul cela mérite le nom de yoga.  Et seuls les jeux de miroir d’une relation personnelle approfondie peuvent y guider.

Sat : vérité
Chit : conscience
Ananda : joie
Prem : amour

Je pourrais philosopher sur ces concepts des heures (ou des pages) durant.

Nama, rupa : un nom, une forme ?
Neti, neti
: ni ceci, ni cela.

A vous de découvrir ce que cela signifie pour vous. A vous de décider si c’est cela que vous désirez.

Je choisis donc d’aller vers une confidentialité croissante. Dans un premier temps, cela va signifier l’arrêt définitif des ateliers mensuels publics. Ceux planifiés en juin et juillet sont de facto annulés. Dans un second temps, il s’agira de rester uniquement à la disposition de ceux qui viennent avec sincérité et trouvent le courage de demander. Quelle que soit la structure que cette demande prend. Vous savez où me trouver. Et non, ce n’est pas tout public. Arrêtons de confondre équité et égalité. Un lieu commun : « il faut de tout pour faire un monde ». Je ne souhaite plus participer à celui du divertissement.

x’om,
Débo