Comme les hippies avaient raison !
La béatitude est directement proportionnelle à la longueur des poils sous les bras.
Pour tous ceux et toutes celles qui se posent des questions existentielles, voici mes trois préférées :
1. Suis-je folle ?
Selon les psys, le simple fait de se la poser sincèrement la rend non-avenue. Il paraît que si l’on applique à la lettre le DSM, nous souffrons tous d’une voire plusieurs pathologies. En même temps, l’histoire nous dit que la folie est socialement conditionnée. Pour revenir à la question, aussi objectivement que possible : je suis plutôt dans le « Je ne crois pas, mais c’est possible ». CQFD ?
2. Suis-je heureuse ?
Cela fait un moment que la réponse est un « oui » sincère et profond. Mais tout peut changer. Ou pas. C’est en tout cas valable ici, maintenant, au moment où cette question est reposée.
3. Suis-je prête à mourir ?
Ma réponse aujourd’hui : « Je repose déjà en paix. Mais je crois que j’ai encore deux ou trois trucs à faire dans la vie, s’il-Te-plaît. »
Ishvarapranidhana : le oh si agréable stade de confiance absolue, d’abandon actif.
Il paraît que Freud a affirmé que « lorsqu’on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n’existe pas de manière objective ». Alors c’est reparti pour un tour !
Pour avoir la paix, le silence est intérieur, ou n’est pas.
A 7h30, fin du satsangh hier matin, volume ghetto blaster dans ma tête :
« Si ça s’rait pas super si …
« Et si …
« Et alors on ferait comme ça …
« Et ça serait comme ci, et ça serait comme ça …
« Et puis ci, et ça …
« Oh oui ça s’rait trop chouette si …
Ah bon, j’étais partie dans des rêveries futuresques ? Mais non, pas du tout … Je suis sage. Je médite. Je suis totalement au présent.
Depuis hier matin 7h30 donc, merci DJ Intérieur, dès que mes pensées s’envolent vers un futur possible, les Beach Boys reviennent.
Comme un rappel. Ou une punition.