ACTU : 2016 Suite de Voeux

L’année dernière, je nous souhaitais un monde comme celui-ci.
Il y a deux ans, j’étais .

Cette année, je me prépare à 80 jours non planifiés, entre le Sri Lanka, le Bangladesh et l’Inde. 30 litres de sac à dos, 4 kurtas, 3 pantalons, 7 culottes, 7 paires de chaussettes, 10 livrets de feuilles de savon, du samahan, du javadhu, du shikkakai, des carnets et des crayons.
Et l’essentiel qui, comme toujours, reste invisible.

Parmi mes nombreuses prières-mots, ma préférée, encore et toujours : je nous souhaite le courage de changer ce qui peut l’être, la patience de supporter ce qui ne peut pas, et la sagesse du discernement. Tapah, Svadhyaya, Ishvarapranidhana.

Je nous souhaite une nouvelle année de découvertes, de surprises, d’apprentissage. De liens plus forts avec ce que nous sommes profondément – ni corps, ni esprit, ni pensée, ni sensation, mais bien plus, et si peu en même temps. De lien plus fort avec notre capacité d’amour, et son potentiel d’action : aimer.

« Le bonheur a été conçu avec la vie. La vie est le chemin que le bonheur emprunte pour se réaliser. La sensation de bonheur et le bonheur lui-même ne font qu’un. Il n’y a pas d’autre absolu. L’homme qui se sent heureux n’a rien ajouté à sa vie : il en a ôté des soucis, il a éliminé des contradictions, il a amené sa propre vie à se manifester sous son espèce la plus pure. »
– Joë Bousquet, Traduit du Silence

Je nous souhaite le bonheur.

x’om,
Débo

PS : le blog continue du service pendant mes aventures, questions pour CHER YOGA toujours bienvenues. Atelier de Poorna Yoga daté au premier week-end d’avril.

YOGIC PHILO : Repose

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Pour tous ceux et toutes celles qui se posent des questions existentielles, voici mes trois préférées :

1. Suis-je folle ?
Selon les psys, le simple fait de se la poser sincèrement la rend non-avenue. Il paraît que si l’on applique à la lettre le DSM, nous souffrons tous d’une voire plusieurs pathologies. En même temps, l’histoire nous dit que la folie est socialement conditionnée. Pour revenir à la question, aussi objectivement que possible : je suis plutôt dans le « Je ne crois pas, mais c’est possible ». CQFD ?

2. Suis-je heureuse ?
Cela fait un moment que la réponse est un « oui » sincère et profond. Mais tout peut changer. Ou pas. C’est en tout cas valable ici, maintenant, au moment où cette question est reposée.

3. Suis-je prête à mourir ?
Ma réponse aujourd’hui : « Je repose déjà en paix. Mais je crois que j’ai encore deux ou trois trucs à faire dans la vie, s’il-Te-plaît. »
Ishvarapranidhana : le oh si agréable stade de confiance absolue, d’abandon actif.

Il paraît que Freud a affirmé que « lorsqu’on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n’existe pas de manière objective ». Alors c’est reparti pour un tour !