YOGIC PHILO : Repose

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Pour tous ceux et toutes celles qui se posent des questions existentielles, voici mes trois préférées :

1. Suis-je folle ?
Selon les psys, le simple fait de se la poser sincèrement la rend non-avenue. Il paraît que si l’on applique à la lettre le DSM, nous souffrons tous d’une voire plusieurs pathologies. En même temps, l’histoire nous dit que la folie est socialement conditionnée. Pour revenir à la question, aussi objectivement que possible : je suis plutôt dans le « Je ne crois pas, mais c’est possible ». CQFD ?

2. Suis-je heureuse ?
Cela fait un moment que la réponse est un « oui » sincère et profond. Mais tout peut changer. Ou pas. C’est en tout cas valable ici, maintenant, au moment où cette question est reposée.

3. Suis-je prête à mourir ?
Ma réponse aujourd’hui : « Je repose déjà en paix. Mais je crois que j’ai encore deux ou trois trucs à faire dans la vie, s’il-Te-plaît. »
Ishvarapranidhana : le oh si agréable stade de confiance absolue, d’abandon actif.

Il paraît que Freud a affirmé que « lorsqu’on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n’existe pas de manière objective ». Alors c’est reparti pour un tour !

UN JOUR, UN KOLAM

mandala craie - debo yoga

UN JOUR, UN KOLAM

mandala craie madras debo yoga

UN JOUR, UN KOLAM : Nouvel an, nouvelle vie !

Le 31 décembre, j’ai été réveillée à 23h15 par un besoin pressant de sortir de ma chambre. J’ai écouté, et me suis assise sur le toit. J’ai traversé le passage de 2013 à 2014 en regardant les feux d’artifice en panoramique sur la ville de Madras.

Le lendemain, en route vers la méditation matinale de l’ashram, j’ai découvert ce beau mandala à la craie devant le portail de la maison où je loge.

debo yoga mandala 1.01.2014

Je vous souhaite pour 2014 de vous rapprocher un peu plus de ce qui rend votre lumière unique et merveilleuse.

5 MINUTES A SOI : la Méditation

Souvent, je découvre dans la fiction des passages qui résonnent. Souvent, j’avoue, c’est plutôt dans les romans de science-fiction. Voici une méthode de méditation très accessible, issue des Thanatonautes de Bernard Werber (merci Yann) :

« Nous avions quitté, rassasiés, le restaurant thaïlandais de M. Lambert pour nous rendre dans notre penthouse où nous étions plus à l’aise pour parler. Je demandai à Stefania de nous montrer comment elle s’y prenait pour méditer.
Elle s’assit en tailleur, la colonne vertébrale bien droite. Ses yeux se fermèrent et, dix minutes durant, elle resta là, immobile, sans le moindre mouvement. Enfin elle rouvrit les paupières.
– Voilà ! s’esclaffa-t-elle. J’ai interrompu le flot tumultueux de mes pensées et je me suis laissée aspirer par une colonne de vide. Je n’ai plus eu qu’à me laisser porter pour décoller par la fenêtre.
– Qu’avez-vous ressenti ?
– Ca ne se définit pas, ça se ressent. C’est comme si vous me demandiez quel est le goût du sel. Je serais bien embarrassée de le décrire à quelqu’un qui ne connaîtrait que le sucré. Quels mots utiliser pour le définir ? Il faut goûter au sel pour savoir ce dont il s’agit. Il faut méditer pour apprendre la méditation.
La réponse était pour le moins vague.
– Mais pratiquement ? insistai-je.
– Vous m’avez vue faire. Adopter une position et m’y tenir. Me concentrer sur une image et rien d’autre. Vous pouvez commencer par vous entraîner en songeant seulement à la flamme d’une bougie. Elle valsera derrière vos paupières closes jusqu’à ce que vous souffliez dessus pour l’éteindre et partir. »

Facile, non ?