YOGIC PHILO : Repose

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Pour tous ceux et toutes celles qui se posent des questions existentielles, voici mes trois préférées :

1. Suis-je folle ?
Selon les psys, le simple fait de se la poser sincèrement la rend non-avenue. Il paraît que si l’on applique à la lettre le DSM, nous souffrons tous d’une voire plusieurs pathologies. En même temps, l’histoire nous dit que la folie est socialement conditionnée. Pour revenir à la question, aussi objectivement que possible : je suis plutôt dans le « Je ne crois pas, mais c’est possible ». CQFD ?

2. Suis-je heureuse ?
Cela fait un moment que la réponse est un « oui » sincère et profond. Mais tout peut changer. Ou pas. C’est en tout cas valable ici, maintenant, au moment où cette question est reposée.

3. Suis-je prête à mourir ?
Ma réponse aujourd’hui : « Je repose déjà en paix. Mais je crois que j’ai encore deux ou trois trucs à faire dans la vie, s’il-Te-plaît. »
Ishvarapranidhana : le oh si agréable stade de confiance absolue, d’abandon actif.

Il paraît que Freud a affirmé que « lorsqu’on commence à se poser des questions sur le sens de la vie et de la mort, on est malade, car tout ceci n’existe pas de manière objective ». Alors c’est reparti pour un tour !

YOGIC PHILO : le Coeur, la Vie, la Conscience et le Remerciement

« N’oublions pas que ce qui distribue la vie en nous, c’est le coeur; que ce qui vibre et s’accélère quand nous sommes émus ou que nous aimons, c’est le coeur ; que ce qui fait que nous avons chaud chaque fois que nous vivons quelque chose d’intense, c’est le coeur. Lorsqu’il se serre parce que nous avons peur, il bloque la vie en nous. Lorsqu’il s’ouvre parce que nous sommes heureux et en confiance, il propulse la vie en nous. Or le coeur est le siège de la conscience dans la plupart des Traditions. Ouvrir sa conscience, c’est accueillir la vie. Le faire pour soi, c’est le faire pour l’humanité. Un vaste chantier dont il ne faut jamais douter »

J’ai eu envie de partager cette citation que je trouve très belle, et très juste, tirée du livre de Michel Odoul, « Un corps pour me soigner, une âme pour me guérir« . Elle m’encourage au quotidien à maintenir la tradition du remerciement de fin de séance : merci d’avoir fait l’effort et pris le temps de cultiver l’harmonie en soi, pour soi-même et pour tous ceux (et tout ce) qui nous entoure(nt).