Si tout est négociable – temps, montant – alors comment définir la valeur ?
Si tout est négociable – temps, montant – alors comment définir la valeur ?
Peur ? Résistance ? Passage obligé ? Diversion ?
Quand tu te rends compte qu’en fait, tu ne sais toujours pas méditer. (O rage, O désespoir !)
J’ai tant attendu hors de moi
Tu vois, je jouais à être une autre
Je voulais voir qui je voulais être
Et j’ai attendu toute seule
J’ai attendu trop longtemps
Pas assez forte pour être avec toi
Et j’ai imaginé mon monde
Je l’ai peint avec de l’or
Pas assez forte pour te voir
J’irrigue les illusions et les laisse pousser
Comment me pacifier et lâcher ?
Sauvage, j’ai couru pour voir ce que je donnerais
5h : gong de l’ashram pour le réveil, trois fois
Aboiements des dingos semi-sauvages
Envol d’avion
5h15 : psalmodie d’un temple
5h30 : appel du Muezzin
6h : cloches d’église
6h15 : gong de l’ashram pour le premier satsangh, deux fois
Je n’ai pas eu le bonheur de voir la tête du type qui a mis un anti-vol à ses tatanes. Parce que c’est sûr, parmi les 5’000 paires de chaussures que les méditants ont laissées à l’entrée du hall de méditation, c’est la sienne qui va se faire voler… Comme quoi, l’attachement est aveugle et la valeur bien subjective…
Faire le deuil d’une relation – quelles qu’ont été sa nature, sa durée, et quelle que soit sa distance à aujourd’hui – demande d’accepter que la personne meurt. Qu’il n’y ait plus la possibilité de la croiser au coin d’une pensée, au détour d’une projection, sur la petite planète de notre esprit.
Qui a dit que les gens spirituels n’avaient pas d’états d’âme ?!